Un matin
Aussi laid
que la morsure d’un chien
Une orée,
in fine,
Mélancolique
et vaine.
Trop de
bruits, trois fois rien
Petit
déjeuner de haine
Une porte
qui claque dans ma tête
Une
violence infinie
Qui se
déchaîne sur les pans de mon âme
Des giclées
de peinture
Au plafond
de ma tête
Qui me
parle, qui me parle ?
Agiter les
matins intranquilles
Un matin,
un réveil difficile
Une
déflagration
Une
émergence extrême
Nulle
négociation
En finir,
en finir
Rêveries
dégueulasses
Laissez moi
m’endormir
Laissez moi
replonger
Mon corps
bon pour la casse
Lourd,
encore enfumé
Nocturne
presque évaporé
Agiter les
matins intranquilles
Un matin
A cacher
dans une boîte à sapin
Animal et
guerrier
Un supplice
primaire
Laissez moi
Habituer
mes paupières
A tout ce
cinéma
Laissez moi
encore me taire
Ne
m’interrogez pas
Vous avez
les moyens de me faire
Craquer.
Auto
reverse
Le jour, la
nuit
Matinée tu
déverses
Comme un
filet de verre
Si fragile
et malade
Je ne suis
pas faite
Je ne suis
pas prête
Pour
l’éveil
Laisser moi
m’exiler
Dans un
profond sommeil
Agiter les
matins intranquilles
Agiter les
matins intranquilles
Je me
rappelle à tort
De ces
aubes dégoûtantes
De ces
tortures très tôt
Où j’allais
l’âme tremblante
De ces
heures à tout rendre
De toi dans
les couloirs
Et de moi
dans ce lit
J’avais
même peur de l’eau
Il y a des
souvenirs tu vois
Qui ne
s’endorment jamais
Tu ne t’en
rappelles même pas
Les yeux
brûlants, je tremblais
On ne se
remet jamais très bien
De tous ces
matins là
Alors on
boîte à vie
Sur des
matins salis
Des ennemis
jurés
La fatigue
d’un corps
Des excès
désaxés
Agiter les
matins intranquilles
Agiter les
matins intranquilles
Ne m’agiter
pas trop
C’est de la
dynamite
Je me
dissous entre vos doigts
Big bang,
exit
O drame, o
réveil brutal
Aux
parasites qui détalent
Sur
l’oreiller
Tanguer au
bout du fil
Monocorde,
monotone
Ma voix une
imbécile
Sur mon
visage ingrat
Chaque
souvenir las
Qui
s’empresse et détonne
Et toujours
l’on s’étonne
De tomber
aussi bas
Emergency
please